Insister sur la force du droit

"Les Juristes Démocrates sont conscients de la double face du droit, car les relations entre droit et pouvoir restent ambivalentes. Au cours de moments lucides le droit restreint et dompte le pouvoir et contribue ainsi à la démocratisation globale de la société. Mais souvent il dissimule, légitime et cimente des rapports de force non ou pré-démocratiques. Pour cette raison les juristes démocrates s'engagent de manièr conséquente contre l'instrumentalisation du droit par le pouvoir; l'association lutte pour une démocratie vitale et non domestiquée. C'est pourquoi, dans le cadre des relations actuelles entre le pouvoir et le droit, il ne lui suffit pas d¹être placée à gauche sur l'échiquier politique. La tâche des JDS consiste bien plus à insister sur la force politique d'un droit admettant l'utopie et permettant l'émancipation."

Stephan Bernard, Avocat 

 

Les JDS et d'autres organisations demandent l’application des normes selon le « Protocole d’Istanbul ». Ce manuel constitue un moyen efficace pour faire face aux problèmes mentionnés : il décrit les normes générales permettant de fournir les preuves concernant la torture et autres violations des droits humains. Bien que le Protocole fasse entre-temps partie des documents officiels de l’ONU et qu’il soit reconnu au niveau international, il n’est pas appliqué en Suisse.

Les Juristes Démocrates de Suisse (JDS) critiquent vivement la pratique dans le domaine de la détention provisoire (Communiqé de presse du 23 septembre 2016) et proposent ci-après un modèle de requête concernant les conditions de détention dans la détention provisoire. Ce modèle peut être librement repris dans la rédaction de requêtes ou de recours. Il contient des arguments généraux et des motifs prérédigés correspondant aux conditions de détention telles qu’elles sont garanties par les droits fondamentaux.

pdfModèle de reqète concernant les conditions de détention dans la détention provisoire, 2016

Les Juristes démocrates de Suisse (JDS) appellent à refuser la loi sur le renseignement (LRens) lors des votations du 25 septembre 2016 parce qu’elle prévoit des mesures de surveillance qui vont beaucoup trop loin, qui empiètent gravement sur les droits fondamentaux, qui ne sont guère soumises à un contrôle, qui ne respectent pas le principe de la légalité et dont le système échappe à l’entendement des administré-e-s.

Die Demokratischen Juristinnen und Juristen Schweiz beteiligen sich seit dem Jahr 2012 gemeinsam mit anderen juristischen Organisationen aus Europa an den Beobachtungen der Prozesse gegen türkische Anwältinnen und Anwälte.

Das Gerichtsverfahren gegen 46 Anwält_innen und drei ihrer Angestellten wurde im Juli 2012 eröffnet. Die angeklagten Anwält_innen übernehmen vorwiegend politische Mandate: So waren sie alle an der Verteidigung Öcalans beteiligt und haben etwa Angeklagte aus anderen sogenannten »KCK-Verfahren« vertreten. Dass sie als Verteidiger_innen in diesen Verfahren beteiligt waren, genügte offensichtlich, um auch ihnen die Unterstützung bzw. Mitgliedschaft in einer terroristischen Organisation vorzuwerfen. Die meisten von ihnen befanden sich seit November 2011 in Untersuchungshaft, die letzten sind im März 2014 entlassen worden. Am 16. März 2016 fanden erneute Verhaftungen statt.

pdf2015-10_KCK-Prozess_Beobachtungsbericht.pdf

pdf2016-03_KCK-Prozess_Beobschtungsbericht.pdf

pdf2016-11-KCK-Prozess_Beobachtungsbericht.pdf

In zahlreichen Stellungnahmen haben die DJS seit 2011 die Neustrukturierung im Asylbereich kritisiert, weil verschiedene grundrechtlicher Vorgaben missachtet werden. Die Kritik wurde in vielen Punkten durch ein von den DJS bei Professorin Martina Caroni in Auftrag gegebenes Gutachten unterstrichen.
Die SVP hat nun das Referendum gegen das revidierte Asylgesetz ergriffen, das eigentlich in ihrem Sinn sein sollte, da es die um Asyl ersuchenden Menschen interniert, deren Rechte abbaut und letztlich einzig auf schnelle Wegweisungen abzielt. Von linker Seite wird am neuen Gesetz kaum noch Kritik geübt, weil man noch „Schlimmeres verhindern“ will und hofft, dass das Gesetz am 5. Juni 2016 vom Volk angenommen wird. Dies ist auch der Grund, weshalb an den seit Jahren immer wieder vorgebrachten Einwänden der DJS plötzlich grosses Interesse besteht. Innerhalb des Vereins hat dies zu einigen Diskussion geführt, wie und ob die DJS sich positionieren müssen. Wir erachten es gerade in dieser Situation als wichtig, unabhängig zu bleiben und die Kritik nicht verstummen zu lassen. Die DJS haben hinsichtlich der Abstimmung vom 5. Juni 2016 zum Asylgesetz keine Parole gefasst, halten aber vollumfänglich an der Kritik fest.